THIERRY BULANT, NOTRE PASTEUR

 

Après une trentaine d’années à exercer bien des métiers, Dieu m’a convaincu d’entrer à plein temps à son service. J’ai répondu oui le cœur en paix ; d’autant que je vis mon ministère avec le soutien précieux de Marie-Josée, mon épouse. Tout en achevant des études théologiques, j’ai d’abord été pasteur presque six années en Charente et nous voici maintenant en Avignon. Tout cela au sein d’une Union d’Eglises pour laquelle je nourris une grande affection.

 

La restauration des cœurs brisés est au centre de notre vocation. Chaque chrétien devrait entendre pour lui-même cette parole du Seigneur : « Je tiens beaucoup à toi, tu es précieux et je t’aime » Es 43.4 .

Mais d’autres aspects pastoraux me tiennent à cœur. Car s’il faut prendre soin des individus, il faut aussi prendre soin d’une communauté :   

  • conduire en donnant du sens à notre marche ensemble,

  • aider chacun à se comprendre comme une pierre vivante dans l’édifice du Christ,

  • nourrir et favoriser la croissance par l’ouverture à la Parole de Dieu

  • travailler à réconcilier les hommes avec Dieu parce que c’est l’héritage de Jésus lui-même[1] ;

  • réconcilier l’homme avec son prochain parce que le Seigneur le commande. Et réconcilier la personne avec elle-même pour qu’elle apprécie l’abondance de la grâce.

 

Une parole de l’Écriture me guide particulièrement dans mon ministère :

« Veillez donc sur vous–mêmes et sur tout le troupeau de l’Église que le Saint–Esprit a confié à votre garde. Comme de bons bergers, prenez soin de l’Église de Dieu qu’il s’est acquise par son sacrifice » Actes 20.28 – Semeur.

 

J’ai à cœur de contribuer avec l'Église Évangélique Libre à la diffusion de l’Évangile en Vaucluse, d’aider chacune et chacun dans cette communauté à ancrer toujours plus sa foi en Jésus-Christ mai aussi, chaque fois que nécessaire, de transmettre la consolation, l’espérance, la grâce et la paix du Seigneur à quiconque en manque. Ma prière constante, c’est : « Seigneur aide-moi à porter l’Église avec toi sans jamais me substituer à toi ». Et Ma louange, c’est : « Merci Seigneur, tu portes le plus lourd de la charge ».

 

[1] 2 Co 5.19

COMMENT DIEU M'A TROUVÉ

 

J’ai 13 ans, un cancer vient d'emporter ma mère après trois ans de souffrance. Rapidement, un juge pour enfants ordonne mon placement ainsi que celui de mes deux autres frères. A 15 ans, j'entre dans la marine pour échapper à un travail dans l’usine du village. Je n’ai donc guère eu de modèle parental sur lequel m’appuyer. A 17 ans, un jour de septembre, je choisis de rejoindre d’autres marins en « bordée » ; je me sens profondément seul et sans vision d’avenir.

Au moment d‘entrer dans un bar de Quimper, je rencontre un pasteur qui distribue des tracts dans les rues. Son  invitation de me rendre à une rencontre de jeunes dans son Eglise toute proche du bistrot m'intéresse. Pas de cuite ce soir là !

Le local est exigu, plein à craquer et un homme parle de la Bible. Je ne comprends rien mais je me sens bien. A la fin de la rencontre, le pasteur propose de me loger pour la nuit.

Je fais connaissance de sa famille et je suis bouleversé par la qualité des relations qui y régnent. J’y retournerai plusieurs fois à l’occasion de permissions de week-end. Une nuit, je prie : « Seigneur, si vivre avec toi, me permet de vivre vraiment en famille. Alors, je veux bien être chrétien »  Ma démarche et mes paroles sont certes un peu égocentriques, mais sincères. Plus qu'une famille, c'est Dieu qui m'a ouvert ses bras.

 

Depuis, j’ai compris à quel point ce qui me faisait mal était lié soit à l’absence de Dieu dans ma vie ou à son absence dans la vie des autres. J’ai aussi compris que vivre en dehors de Dieu me faisait mourir peu à peu et que ma mort physique ne résoudrait rien. J’ai réalisé que j’avais besoin d’être sorti de cette spirale destructrice. En considérant, le sens profond de la la personne de Jésus-Christ, de ses paroles et de ses actes, j’ai vu en lui ma seule planche de salut. Je lui ai remis ma vie avec une confiance absolue. Par la suite, j’ai compris que je devais aussi en tenir compte dans mes choix de vie. Au fil de mes lectures et de mes réflexions, la Bible m'est apparue comme étant véritablement Parole de Dieu qui disait tout des situations humaines et tout sur l'amour de Dieu à l'égard des hommest.

 

Oui, Jésus, le Christ, a pris une place prépondérante dans ma vie et j’ai choisi de le laisser la diriger. J'ai malgré tout commis bien des erreurs et encore aujourd’hui, vivre en chrétien reste une "formation continue" faite de mises au point quotidiennes. C'est  mon chemin de vie. Le bénéfice de tout cela, c’est qu’aujourd’hui je suis en paix sur mon avenir et que j’ai un guide pour tous les choix que j’ai à opérer même les plus compliqués. Les difficultés n’ont pas disparu mais Jésus-Christ, à bien des reprises, m’a montré qu’il marchait à mes côtés.

 

La foi chrétienne, c’est comme un vin, élevée dans le bon tonneau, à bonne température et avec les soins appropriés, elle bonifie. Néanmoins, j’ai découvert à quel point Jésus-Christ au centre d’une vie, d'un couple ou d'une famille apporte un fondement stable ; en particulier dans les tempêtes de la vie. J’ai aussi découvert une famille élargie, l’Eglise, on s’y chamaille bien un peu de temps en temps mais le désir d’unité est réel et la foi s’y montre solide.

J’ai enfin découvert un Père, à l’amour plus large encore que celui d’une mère et d’un père humains. Ce Dieu Père m’a parlé et touché avec le seul langage approprié dans ma situation particulière, celui de l’amour.

 

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